Bâton de joie

Blabla vidéoludique non influencé
et probablement orienté.
¯\_(ツ)_/¯
Paris Games Week : A New Hope

Paris Games Week : A New Hope

La semaine dernière se tenait à Paris le plus grand évènement français du jeu-vidéo : La Paris Games Week. Souvent décriée, la PGW reste un rendez-vous majeur de l’industrie vidéoludique qui fait beaucoup parler de lui, en bien ou en mal. En effet, malgré l’envergure du salon, celui-ci a souvent été critiqué par les visiteurs pour des problèmes qui, au fil du temps, ne se sont pas améliorés : surface d'exposition sous-dimensionnée, attente interminable, incivilités, peu de vraies nouveautés, etc...  On en est venu à se demander si, malgré le franc succès rencontré (272 000 visiteurs pour l’édition 2014), les organisateurs allaient se bouger davantage et enfin prendre en compte les critiques émises durant les précédentes éditions.

Des Efforts Constatés

Ceux qui ont pu visiter la Paris Games Week cette année ont dû s’en rendre compte, le salon a ENFIN la taille qu’il aurait toujours dû avoir. Cette année, 2 500 personnes ont été mobilisées pour l’organisation de cet event king size de 50.000m², rien que ça. Pour rappel, l’an dernier, notamment à cause des travaux Portes de Versailles, la superficie était de 32.000m². Autant dire qu'il fallait aimer jouer des coudes et renifler des aisselles pour jouir pleinement de la précédente édition tant les allées et stands étaient devenus blindés et inaccessibles. Une bonne avancée donc, même si on reste toutefois surpris par certains choix, comme un stand League of Legends sous-dimensionné alors qu’il s’agit sûrement de l’un des jeux les plus joués, et ayant l’une des plus grosses communautés présentes sur les lieux.

Aussi, malgré une queue qui semblait démentielle, tout s’est passé dans le calme et l’ordre, et je n’ai pas constaté de grosses incivilités comme ça a pu être le cas pour les années précédentes. Des files mieux organisées, des sessions de jeux par groupes, et des gamins recalés pour certains jeux classés +18 (true story) ont vraiment contribué à améliorer l’attente. On note toutefois que personne n’a repris l’excellente idée de Nintendo lors de précédents évènements, consistant à prendre un ticket de file d’attente et revenir au moment du créneau indiqué sur le ticket. Bien sûr, les jours de pointe comme le Samedi, il n’était cependant pas rare de voir des files d’attente de plus de 3h pour certaines jeux (notamment Call of Duty, alors que sa date de sortie était prévue pour le Mardi suivant…)
 

De bonnes idées, et de nouveaux stands utiles…

Outre les blockbusters et les nombreux éditeurs présents, la Paris Games Week a également proposé de nombreux autres rendez-vous cette année. On pouvait ainsi retrouver :
 

  •  La Paris Games Week Junior, permettant aux mioches d’aller jouer à Skylanders pénards, tout en  désengorgeant les axes principaux.
  • De la compétition, avec L’ESWC, qui possédait enfin un espace dédié correct, le stand étant extrêmement visité. Il est désormais situé dans un endroit excentré, ce qui facilite les déplacements
  • L’espace Jeux Made in France permettant de découvrir les studios français indépendants et de rencontrer leurs équipes.
  • Le pôle Games Paris Talent, le coin « école et formation » du salon permettant d’en savoir plus sur les formations et d’échanger avec les futurs acteurs de l’industrie.
  • Un Espace High Tech et Objets Connectés permettant entre autres de s’essayer au SEGWAY, mais aussi de voir les objets connectés de demain et les nouvelles sorties, de l’objet geek classique au multicuiseur (oui oui).
  • La Game Connection, adressée aux professionnels, qui ont pu se réunir trois jours autour de master classes et conférences.


On voit donc que la Paris Games Week prend une nouvelle direction très appréciable, qui tend à cibler un public plus large que Jean Kévin qui vient toucher Call of Duty ou prendre des photos avec des babes.
 

… Et des stands moins utiles

Malheureusement, on retrouve encore certaines taches sur le tableau qui cassent un peu l’expérience du visiteur.

Si d’un côté la Paris Games Week semble vouloir donner une vraie visibilité à une industrie du jeu-vidéo qui se professionnalise et s’étoffe de plus en plus, on reste cependant déçu de croiser des stands comme « Cyprien Gaming » ou « Fun Radio » qui n’apportent vraiment pas grand chose . Ces stands sonnent plus comme des vitrines marketing que comme des stands ayant une réelle plus-value, et on peut se demander si certains d'entre eux ne font pas plus de mal au jeu-vidéo qu’autre chose, surtout quand on entend certains visiteurs du salon balancer que Cyprien ferait payer ses autographes. Eh oui, c’est moche.
 

Verdict

Que retenir de cette 5e Paris Games Week ? Si je devais résumer rapidement, je dirais que l’événement et l’organisation ont enfin l’ampleur nécessaire pour représenter le Jeu-Vidéo.

Pas mal de jeux qui ne sont pas encore sortis, de la compétition eSport, du high tech, de la réalité augmentée, tout a été fait pour que le joueur puisse découvrir quelque chose de nouveau, qui tranche avec son quotidien de gamer, chose qui n’était pas forcément le cas dans les années préédentes où la très grande majorité des jeux jouables étaient déjà dans les bacs lors de l’événement.

Certes le salon a toujours un côté marketing et kikoo sur les bords sur certains stands. Certes il y a beaucoup d’attente pour certains jeux, mais on ne peut qu’apprécier les efforts fournis pour cette 2014 qui, pour la première fois, s’améliore quantitativement ET qualitativement parlant.

Un peu blasé par les précédentes éditions, je pense que l’organisation part sur de nouvelles bases correctes. On espère donc pour l'an prochain moins de stands marketeux, et plus de bornes bordel !