Bâton de joie

Blabla vidéoludique non influencé
et probablement orienté.
¯\_(ツ)_/¯
Schrödinger's Cat and the Raiders of the Lost Quark - Linux, Mac, PC
Support : Linux, Mac et PC
Le 28/09/2014 - 17:35, par Asskicker

“Le chat de Schrödinger est une expérience de pensée imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l'interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure. Un chat est enfermé dans une boîte avec un flacon de gaz mortel et une source radioactive. Si un compteur Geiger détecte un certain seuil de radiations, le flacon est brisé et le chat meurt. Selon l'interprétation de Copenhague, le chat est à la fois vivant et mort. Pourtant, si nous ouvrons la boîte, nous pourrons observer que le chat est soit mort, soit vivant.” Pfiou, c’est dingue ce que l’on se culture le cerveau en allant sur BatonDeJoie.fr !

La physique quantique pour les nuls

Incroyable mais vrai, Schrödinger’s Cat And The Raiders Of The Lost Quark est bien un jeu de plateforme 2D qui ose parler d’une discipline scientifique ô combien complexe, apte à en décrocher les mentons des frères Bogdanov. Mais pas de panique, modestes joueurs que vous êtes, ici tout est traité de manière légère et désopilante au détour de graphismes cartoons pas mal stylés, de dialogues rigolol, et d’un jeu d’acteurs fort réussi (VO only avec des sous-titres français). Au premier coup d’oeil le titre d’Italic Pig fait mouche, et ce n’est que le début.

Rapidement, notre chatounet va se retrouver confronté à son environnement de l’infiniment petit et devoir composer avec des éléments qui nous feront cogiter à moult reprises : les quarks. Ici ce sont de petites bestioles mimi-tout-plein aux capacités distinctes limitées dans le temps qui, une fois glanées au gré des niveaux, nous accompagnent jusqu’à ce que l’on en fasse usage. On en trouve 4 types dont voici les propriétés de base :

  • Les rouges qui engendrent une plateforme afin de nous aider à atteindre des hauteurs inaccessibles avec le saut.
  • Les jaunes qui permettent de voler.
  • Les verts qui forment une bulle protectrice.
  • Les bleus qui servent à creuser.

Pour utiliser ces capacités de base, il faut utiliser 3 quarks de même couleur que l’on met en branle via l’une des 4 touches directionnelles du clavier (haut pour les jaunes, bas pour les bleus, gauche pour les verts et droite pour les rouges). Mais ça ne s’arrête pas là car d’autres pouvoirs exigent de mélanger différents quarks. Il est ainsi possible de lancer des missiles et des grenades, de former une plateforme mouvante, un trampoline, un filet de capture ou un leurre, etc…

Là où ça peut surprendre, c’est qu’avec cette spécificité de gameplay, Schrödinger’s Cat And The Raiders Of The Lost Quark a été pensé pour intégralement être joué au clavier. QSDZ pour les déplacements (voire espace pour sauter), et les touches directionnelles pour utiliser les quarks. En théorie le titre est jouable à la manette (sauf sur Linux apparemment), mais en pratique mes tentatives de la mettre à contribution ne furent que des échecs. Pad Xbox One ou PS3 même combat, le menu de configuration des touches ne réagit pas à la moindre pression de bouton. Quoi qu’il en soit, la jouabilité au clavier n’est pas trop dérangeante (car bien pensée), et on fini vite par s’y habituer.

C’toi le boson !

A partir de là vous vous doutez bien que ces filous de développeurs ont accouché de niveaux dans lesquels il va falloir se creuser les méninges, aussi bien pour trouver la bonne capacité à utiliser, que le bon endroit où l’appliquer avec les quelques rares quarks trouvables dans parages. Si les débuts sont modestes en terme de difficulté afin que vous puissiez vous faire la main en douceur, la suite va légèrement se compliquer. Rien d’insurmontable en soit mais vous risquez assurément de faire quelques retours au dernier checkpoint afin de recommencer la zone et tenter de trouver la solution au problème plateformesque qui se dresse sur votre chemin.

Ces phases de réflexions acrobatiques ne représentent grosso merdo que la moitié du jeu. Le reste du temps, vous évoluez au sein de plusieurs tableaux afin de rencontrer des PNJs complètement déjantés qui feront progresser le scénario en vous demandant d’accomplir certains objectifs. Il s’agit plus ou moins de sortes de hubs centraux générés procéduralement où les quarks répondent présents à la pelle, ce qui vous permet d’en récolter en masse, et ainsi de nettoyer ces zones des méchants gluons et leptons si l’envie vous en dit (bien que vous serez tôt ou tard amené à le faire). C’est là que vous vous rendrez compte que malgré la présence de quarks à foison, il faudra toutefois les utiliser avec parcimonies car entre les obstacles qui vous pousseront à en consommer et les bestioles qui aiment se les gober, votre stock se retrouvera plus vite à sec qu’imaginé.

Si le gameplay est fort séduisant dans un premier temps, il fini assez rapidement par devenir redondant, à l’instar des environnements traversés qui sont parfois bien insipides/minimalistes d’un point de vue esthétique. Qu’à cela ne tienne, les choses finissent tout de même par se renouveler, notamment avec l’arrivée des wozons et de zozons également promptes à apporter de nouveaux petits délires forts sympathouilles dans votre quête de récolte de poils de torses du Boson de Higgs qui vous occupera l’espace de 9 heures environ, galères comprises. Pas mal pour un petit jeu à 13 euros.

Séduisant, Schrödinger’s Cat And The Raiders Of The Lost Quark l’est assurément, mais il ne sera pas rare de pester contre son manque de finition. Les bugs de collision sont assez nombreux, notre Kittychat ou les ennemis restent souvent encastrés dans les décors, il arrive que des quarks manquent à l’appel, rendant certaines zones impossibles à traverser, etc… Rageant, certes, mais insuffisant pour ne pas tomber sous le charme du lolcat violet.

Conclusion

Le théorème paraissait impossible à résoudre et pourtant, Italic Pig est parvenu à mêler physique quantique et amusement au détour de la formule Schrödinger’s Cat And The Raiders Of The Lost Quark. Ce nouveau membre de la désormais grande famille des puzzles platformers indé n’est pas le plus retors qui existe mais qu’importe, tous les ingrédients sont là pour que l’on passe du bon temps : humour dans les dialogues, personnages attachants et mécaniques de jeu intéressantes à exploiter. Dommage que la finition laisse un peu à désirer, mais pas de quoi plomber l’alchimie dont le ratio euros déboursés/durée de de vie se permet d’être tout à fait honnête qui plus est.

Les plus

  • L’humour, les dialogues, les personnages et les doublages.
  • Mécaniques de jeu intéressantes.
  • Bonne durée de vie.
  • Pensé pour être joué au clavier.

Les moins

  • Pas mal de bugs.
  • Un peu redondant.
  • Pensé pour être joué au clavier.

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