Bâton de joie

Blabla vidéoludique non influencé
et probablement orienté.
¯\_(ツ)_/¯
FIFA 15 - PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One
Support : PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One
Le 15/11/2014 - 09:40, par Tarbuk

Chez BDJ, on aime faire les choses bien et surtout à l’heure. C’est pour ça qu’on a décidé de publier le test de FIFA 15, presque deux mois après sa sortie. Normal. Alors que PES a énormément progressé, certains allant jusqu’à clamer que le roi est de retour, qu’en est-il du vrai leader des jeux de foot dans son édition 15 ? Bon, en vérité, la question ne se pose plus vu que la plupart d’entre vous a déjà retourné le jeu et continue d’y jouer online. N’ai-je pas raison ?

Une belle tête de vainqueur

Si les FIFA ont toujours fait l’objet d’une réalisation soignée, la modélisation des joueurs, quant à elle, n’a jamais constitué l'un de leurs points fort. On pouvait reconnaitre la plupart des stars mais le réalisme des visages était loin d’être renversant. Cette année, EA Sports a vraiment amélioré la modélisation des visages des joueurs qui, s’ils ne sont pas aussi bluffants de réalisme que dans PES, sont extrêmement convaincants et facilement reconnaissables, s’agissant du visage des joueurs connus en tout cas. Pour les autres, ceux moins connus et les inconnus du grand public, la modélisation est générique et aléatoire, certains étant plus ressemblants que d’autres. Pour ce qui est du reste, le jeu est comme d’habitude beau avec des stades parfaitement modélisés (et très nombreux) avec de beaux effets de lumières, et un public crédible (sur PS4 et Xbone en tout cas). Sur la nouvelle génération de consoles, la pelouse est très bien faite et ne ressemble pas à un tapis vert tout plat, et elle se déforme même au film du match. Un détail certes, mais plutôt agréable et qui accroit davantage l’immersion. L’interface n’est pas en reste. Toujours aussi soignée, le système de volet façon metro Windows 8 est conservé et, surtout, elle reste fluide même dans l’interface de gestion d’équipe. Enfin !

L’ambiance sonore a quant à elle fait l’objet d’un soin particulier. Comme d’habitude, la bande son dans les menus est top avec une tracklist bobo/hipster entrainante. En plein match, l’ambiance dans les stades est incroyable. EA a encore fait un pas en avant avec l’intégration des chants des supporters de la plupart des grandes équipes. L’effet d’immersion est là encore garanti. Quant aux commentaires, Hervé Mathoux et Frank Sauzée sont de nouveau de la partie et sont toujours très à l’aise tout en étant complémentaires dans l’exercice. Si l’on retrouve malheureusement toujours certains commentaires et anecdotes des années précédentes, on note avec plaisir qu’ils reprennent leurs commentaires lorsqu’ils sont interrompus et qu’ils réagissent désormais mieux aux actions de jeu.

Plus vite que la lumière

EA a toujours galéré pour trouver le parfait équilibre entre simulation et arcade, faisant pencher la balance d’un côté ou de l’autre selon les années. Cette année, FIFA 15 penche clairement du côté de l’arcade avec une vitesse de jeu très rapide. C’est dommage car le gameplay n’a pourtant jamais été aussi précis que dans ce FIFA. Les joueurs répondent en effet aux doigts et à l’œil, les contrôles sont précis, vifs, immédiats. On se déplace avec aisance et facilité. Avec trop de facilité même. Les dribbles courts en espace réduit sont trop efficaces du fait de la rapidité d’exécution trop exacerbée.

Ceci a pour conséquence que les joueurs rapides et ultra techniques (Neymar, Messi, Ronaldo…) sont complètement pétés et permettent des raids en solitaire complètement abusifs. Ceux-ci sont facilités par le placement foireux des milieux à chaque engagement. Ces derniers sont collés aux attaquants, laissant le champ libre à l’attaquant qui reçoit la balle au coup d’envoi pour avancer sans trop de peine jusque la surface de réparation adverse. Et avec une vitesse d’exécution largement accrue, car comme on l’a dit, il est très difficile de stopper l’attaquant une fois qu’il est lancé. Avoir des stars plus rapides et puissantes que le commun des joueurs ne me dérange pas, bien au contraire. Quand je joue avec le Real Madrid, je veux pourvoir réaliser des exploits de ouf gueudin avec Cristiano Ronaldo, que lui seul peut réaliser (traitez-moi de Kevin Footix, je m’en moque). Le foot est un spectacle, et ce spectacle doit être présent dans un jeu de foot, voire un peu exagéré pour assurer une dose de fun. Avec FIFA 15 cependant, ce ne sont pas des stars que l’on contrôle mais des demi-dieux capables d’exploser une équipe en un clin d’œil. Et que dire des contre-attaques absolument mortelles du fait des remontées de balles qui se font à la vitesse de la lumière à cause des passes lasers, qui ne ratent presque jamais leur cible en full auto...

En défense, FIFA garde son très bon système de défense qui oblige à avoir un bon sens de l’anticipation. En pressant la touche croix/A, on reste près du joueur afin d’attendre le moment opportun pour lui chiper la balle avec la touche rond/B. Seulement, alors qu’EA avait trouvé un bon équilibre entre timing serré mais permissif dans FIFA 14, il est revenu au timing hyper exigeant de FIFA 13 qui ne pardonne pas si jamais on tacle au mauvais moment. Le joueur met en effet trop de temps à se remettre en position de course pour rattraper l’attaquant qui est de toute façon déjà beaucoup trop loin, puisque super rapide.

Heureusement, les fameux "gardiens next-gen" se comportent assez bien et leurs interventions sont la plupart du temps crédibles pour arrêter les tirs adverses. Ils ont néanmoins la fâcheuse tendance à sortir trop fréquemment pour intercepter une passe en profondeur (merci Neuer !) et, surtout, 9 fois sur 10 ils sont malheureusement incapables d’arrêter les frappes enroulées placées près du poteau. Pénible. Concernant les frappes et la physique du ballon, EA a fait énormément de progrès sur ce point, et a fait plus que rattraper son retard sur PES. Le ballon vit clairement sa vie, et les frappes de balles sont variées, tantôt lourdes, tantôt fuyantes ou plongeantes, même si la balle a tendance à fuire un peu trop le cadre pour partir en tribunes lorsque l’on frappe en dehors de la surface de réparation.

Pour finir, un mot sur les modes en lignes, un autre point fort de FIFA. Les modes Saisons et Fifa Ultimate Team sont toujours de la partie pour notre plus grand plaisir. Dans ce dernier, il est désormais possible de recruter des joueurs stars en prêt d’une durée allant de un à une douzaine de matchs. Ajout intéressant lorsque l’on commence avec une petite équipe et que l’on veut enchainer les victoires rapidement. Les matchs en ligne sont toujours stables, même si l’on dénote quelques pertes de connexion de temps à autres et permettent donc d’assurer au jeu une durée de vie conséquente, comme chaque année.

Conclusion

Petite déception que ce FIFA 15 qui penche clairement vers l’arcade et privilégie nettement plus l’attaque à la défense. Le plaisir est quand même là malgré tout, grâce à un gameplay extrêmement précis et nerveux qui procure un sentiment de fun immédiat, ce qui lui permet de garder une petite longueur d’avance sur son concurrent direct. EA devra impérativement corriger la vitesse du jeu l’année prochaine car Konami et son PES sont sur la bonne voie et peuvent frapper fort l’an prochain avec l'édition 2016.

Les plus

  • Des contrôles précis et vifs.
  • L’ambiance sonore démentielle.
  • Les gardiens "new-gen" pas teubé au final.
  • Le contenu.

Les moins

  • La vitesse de jeu, beaucoup trop rapide.
  • Le jeu tend vers l’arcade d’une manière générale.
  • Les frappes enroulées près du poteau qui rentrent trop facilement.

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