Bâton de joie

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et probablement orienté.
¯\_(ツ)_/¯
Quand suis-je devenu un consommateur lambda ?

Quand suis-je devenu un consommateur lambda ?

Le 22/02/2017 - 14:46, par eboux

 Il y a longtemps, lorsque j’achetais un jeu, c’était un gros investissement. Le jeu, je l’avais vu dans des magazines, je l’avais rêvé, désiré. S’il ne correspondait pas à mes attentes, je n’arrivais même pas à être déçu. Normal, je venais de dépenser des mois d’économies. Pire, des fois j’achetais un jeu sans savoir de quoi il retournait juste parce que la pochette me plaisait et qu’il me vendait du rêve. Je me souviens très bien de Corvette ZR-1 Challenge, un jeu de course automobile sur NES, acheté un samedi matin dans une boutique d’occasion près de la place du marché. Je me disais “trop bien, des courses de voiture”. Bon en fait, c’était loin d’être une merveille mais j’ai partagé des parties sur ce jeu avec mon père et aujourd’hui encore, j’y repense avec une certaine émotion.

À l’heure actuelle, je dois avoir une dizaine de jeux auxquels je n’ai pas touché qui m’attendent. Je cherchais même à me procurer Yakuza 0 qui commence à être dur à trouver. J’ai fait une liste des jeux que j’ai envie de faire et que j’ai loupé depuis janvier ou parmi ceux qui sortent bientôt : Gravity Rush 2, Nioh, Horizon Zero Dawn, Mass Effect 4, Styx 2, Nier Automata,... La liste aurait aussi pu compter South Park mais comme il a été repoussé, c’est ça de moins à noter.

Bref, je suis là avec une liste de jeux à acheter aussi longue que celles des jeux qui m’attendent déjà chez moi. Et j’ai réservé la Switch à son annonce bien sûr, avec Zelda. “Bien sûr”. Pourquoi ? Depuis quand me suis-je transformé en consommateur sans foi ni loi qui avale du jeu comme certains les cacahuètes à l’apéro ?

Certes, j’ai eu la possibilité de tester, et c’est toujours le cas actuellement, bon nombre de jeux pour ici ou ailleurs. Donc, je recevais et je jouais à des jeux qui, de base, ne m’intéressaient pas forcément plus que ça mais pour lesquels j’étais curieux. J’enchainais tout sans trop me poser de questions. À la recherche d’une pépite ou d’une simple distraction donc. Pourtant, là, je suis incapable de faire une liste de tous ceux auxquels j’ai joué depuis 3 mois. Dans le fond, les tests ne sont pas la cause d’un appétit dévorant puisque je jouais beaucoup avant, même si c’était plus par période seulement et non en flux continu.

La passion explique-t-elle simplement cette manière de consommer ?

La passion explique-t-elle simplement cette manière de consommer ? Je vois bien, autour de moi ou sur les forums, des gens dans le même cas qui ont une liste de jeu à faire intenable comme si c’était un devoir majeur que de jouer à tout. Dans le fond, je pense savoir pourquoi j’ai envie d’autants de jeux. Ce n’est pas un manque dans ma vie, ne nous lançons pas dans la psycho de comptoir. En vrai, je reste juste naïf. Si dans mon enfance j’étais capable de m’émerveiller sur une pochette et une promesse, je le suis toujours autant. Je vois un trailer, j’ai envie de jouer au jeu. Et qu’est ce qu’on en bouffe du trailer actuellement ! On est inondé de visuels et de vidéos sur les jeux pendant des mois avant leur sortie. Même au cinéma on se tape des bandes annonces de jeu.

Alors je craque sur des promesses marketing, entre autres, même si dans le fond je suis assez critique et qu’au final je ne retiens plus grand chose des jeux. Exemple avec Horizon. Je déteste Guerilla, je trouve que c’est un studio insipide et j’ai pourtant envie de jouer à leur jeu. Sûrement pour me dire “pfoua non, encore un open-world osef avec des personnages osef” pendant 40h avant de passer à autre chose. J’ai acheté MGS V et FF XV qui n’ont pas bougé de leur boîte depuis leur sortie.

Du coup, je suis là et je regarde ma liste de jeux à acheter plus tard et je me dis que, déjà, je suis sorti du cercle infernal de l’achat Day One. Clap clap clap. C’est d’autant plus logique depuis que l’on a vu baisser les prix des jeux de fin d’année 15 jours après leur sortie. Je deviendrais donc raisonnable ? Peut-être. Ou alors, c’est The Last Guardian (notre test) qui m’a redonné envie de profiter des jeux pour les moments qu’ils procurent, les digérer, plus que de les dévorer. Dishonored 2 aussi, un peu. Possible qu’ils m’aient réconcilié avec une autre manière de jouer. Une manière plus logique, limite plus respectueuse du travail effectué par tous ces créateurs. Mais surtout, c’est  l’envie de trouver un autre jeu qui compte, qui marque l’esprit et duquel on ne sort pas avant un moment. Symptôme du rejet des jeux calibrés à un public et pensés pour plaire aux masses ? Enfin, l’avenir nous le dira si je trouve de quoi m’enrichir intellectuellement. Zelda, ne me déçois pas !

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Commentaires

Portrait de Kaysis
Kaysis04/06/2017 - 00:31

Hier.